Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

W3C

  • Flux RSS des articles

Recommander

Vendredi 15 juillet 2005 5 15 /07 /Juil /2005 00:00
Quand les juifs en Israël auront cessé de recourir de manière systématique à la loi du talion, tout comme s'ils vivaient il y a cinq mille ans, alors le processus de paix au Proche Orient aura accompli un grand pas.
Par Reynard - Publié dans : israel
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Jeudi 24 février 2005 4 24 /02 /Fév /2005 00:00

Dans Paris Match n° 2904 du 13 au 19 janvier 2005, je relis cette affirmation de Simone Veil, livrant son propre témoignage de retour à Auschwitz :

"La spécificité de la Shoah c'est que le génocide a été orchestré par un pays, l'Allemagne, technologiquement avancé, très organisé, très discipliné, qui l'a programmé et mis en oeuvre scientifiquement avec une efficacité et une rigueur totales." (p. 47)

C'est malheureusement faux. La rigueur et l'efficacité allemandes ne concernent que l'organisation des convois. Pour le reste : amateurisme et expérimentations hasardeuses...

Par Eric Reynard - Publié dans : israel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 24 février 2005 4 24 /02 /Fév /2005 00:00

Je viens de terminer la lecture de l'ouvrage autobiographique de Gerhart M. Riegner, Ne jamais désespérer. Soixante années au service du peuple juif et des droits de l'homme, Cerf, 1998. L'auteur fut secrétaire général du Congrès juif mondial. Ce qui surprend le plus : 683 pages de témoignages couvrant les années 1920-1980. Durant toutes ces années, jamais la moindre concession à ses adversaires, jamais le moindre recul : qu'il s'agisse de négocier le sort des juifs prisonniers de guerre, des enfants juifs déportés, des juifs hongrois, avec l'Eglise catholique dans le cadre du concile Vatican II, ou avec le Conseil oecuménique des Eglises, le sort des juifs d'U.R.S.S. ou celui des juifs d'Afrique du Nord, dans l'affaire du Carmel d'Auschwitz ou bien celle des espions israéliens en Egypte, c'est toujours la même démarche résolue qui prévaut. Extraits :

[à propos du projet d'échange de 10.000 camions contre un million de déportés juifs internés dans les camps] "Je dois avouer que ces idées [de la part des Conseils juifs de négocier avec les Allemands] me paraissaient complètement en dehors de la réalité à laquelle nous étions confrontés." [...] "Selon moi, le seul trait positif de ces discussions était de ralentir les opérations de déportation. Pour cela, il fallait adopter des positions d'attente et faire traîner les discussions en longueur, bref, gagner du temps. Mais penser qu'elles pourraient aboutir véritablement à sauver et à libérer tous les Juifs, non. Les plans meurtriers des nazis étaient déjà trop avancés, leur détermination trop bien prouvée, pour me permettre d'y croire." (pp. 147-148)

Un aveu ici : "Dans beaucoup de circonstances n'ont survécu que les gens qui étaient les plus forts et souvent sans scrupules." (p. 150)

Un autre ici : "Pour les Juifs, Auschwitz reste le symbole de la Shoah. Pour les Polonais, Oswiecim est un endroit sacré, symbolisant les souffrances de la nation polonaise dans sa résistance à l'occupation nazie." (p. 438)

"Le déroulement de cette affaire [du Carmel d'Auschwitz] nous enseigne qu'il existe désormais dans les plus hautes sphères de l'Eglise la volonté de respecter nos sensibilités." (p. 440) Le propos revient d'ailleurs régulièrement dans l'ouvrage, "respecter nos sensibilités", comme un leitmotiv.

Sur l'affaire Edith Stein, religieuse catholique d'origine juive déportée, béatifiée par l'Eglise catholique, l'auteur écrit : "de nombreuses personnes de la communauté juive ont été heurtées par cette action, perçue comme l'affirmation que c'est seulement si vous êtes baptisé que vous comptez parmi les personnes pouvant être considérées comme vivant une vie de sainteté. Ainsi il a été demandé de quelle manière le martyre d'Edith Stein était différent de celui des autres 6 millions de juifs annihilés par les nazis." (...) N'était-ce point un autre acte d'appropriation ?" (p. 442) L'incident a conduit Jean-Paul II à devoir réécrire complètement son homélie faite en cette occasion à Cologne, pour parler "à plusieurs reprises d'Edith Stein comme d'une fille d'Israël", "al kiddouch haChem [pour la glorification du saint Nom], "pour la première fois de la Shoah et non de l'Holocauste", avec une citation de l'Evangile de Saint Jean : "Le salut vient des Juifs" (p. 443).

Il y aurait beaucoup à dire encore des positions constamment affirmées en faveur de la politique de l'Etat d'Israël ("Notre Dieu nous a attachés au peuple juif par une solidarité toute spéciale, en unissant nos destinées à la trame de son dessein pour Israël" (p. 469) : on ne peut être plus clair), d'où le reproche fait à certaines déclarations publiques émanant des autorités religieuses les plus respectables en faveur de l'Etat d'Israel d'être encore trop "tièdes".

L'auteur a évidemment une très haute opinion de sa propre personne : ainsi, à propos d'une liste de personnalités devant être distinguées par une décoration, "Je découvris aussi qu'une autre personnalité d'une de ces communautés [juives des pays d'Europe de l'Est], dont je trouvais qu'elle n'était pas au même niveau que moi, se trouvait également sur la liste. (p. 528)

J'ai enfin compris pourquoi il a fallu attendre plus d'un an après le débarquement des troupes alliées en Algérie avant le rétablissement du décret Crémieux, abrogé par le Gouvernement de Vichy : le statut des juifs en Algérie, qui bénéficiaient depuis 1870 de la double nationalité, ne pouvait qu'être jalousé par la population arabe (p. 543).

Par Eric Reynard - Publié dans : israel
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus